Postcard from London: painting the city | Carte postale de Londres: quelques coups de pinceaux

Christophe Miers était là, tout entier absorbé dans son monde.Christopher Miers was standing on the side of the bridge, absorbed in his own world.
Le temps semblait avoir une texture différente autour de lui. Ses coups de pinceau formaient un ballet très doux, la foule toujours trop pressée bruissait alentours.Time seemed to have a different texture around him, almost palpable. His brushes caressed the canvas ever so gently. Passers-by, always in a rush, surrounded him in a humming noise.
Son regard se perdait dans le voile de nuages – tantôt cendrée, tantôt argentée. Patiemment, il tentait de capturer cette lumière fugitive.His gaze was focused on the veil of clouds above – dark ash a minute, silvery the next. Patiently, he was trying to capture the dancing light.

Je l’ai observé longtemps, rêveuse, les nuées de couleurs recréant un paysage dont je me croyais blasée.I watched him a long time, dreaming away, fascinated by the waves of colour, slowly recreating a landscape I had forgotten to enjoy.
Quelques mots échangés. Un voix douce, une poignée de main chaleureuse.We shared a few words. Soft friendlyvoice, warm handshake.

Et parfois, entre deux dossiers ennuyeux, sous des néons trop blancs, je l’imagine à bord de sa péniche-studio, palette à la main.And sometimes, as I work on dull files in an electrically lit room, I stop and wonder whether he is sitting in his floating studio, palette in hand…

2 Comments

  1. 25 May ’11 / 06:15

    Regarder par dessus l’épaule de l’artiste et suivre le mouvement de sa main. Tenter de saisir un peu de ce talent…
    Ses peintures de Bombay et Venise sont belles, le mot douceur vient à l’esprit.

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