Le toit de l’O2

 

Londres, pour l’an 2000, avait vu les choses en grand. Millenium bridge (ce pont à suspension sur la Tamise), ouverture de la Tate Modern, le London Eye et le Millenium Dome. Symbolique – 365 m de diamètre, 52 m de haut et 12 pics jaunes le couronnant. Au début, cette immense surface d’exposition au nord de Greenwich avait fait polémique. Certains croyaient à son intérêt, d’autres pas. A la fin de l’année, le nombre de visiteurs n’ayant pas atteint les sommets attendus, le dôme ferme.

En 2005, il est repris par l’opérateur téléphonique O2, qui le réinvente – il devient salle de concert, incontournable aujourd’hui pour les artistes de renom. On se produit à l’O2 comme à Bercy ou à l’Olympia. Le dôme accueille aussi des expositions temporaires (en ce moment Elvis), un cinéma, une ribambelle de restaurants. Mais saviez-vous que l’on peut aussi accéder à son toit ?

Vous aviez déjà testé… la grande roue de Southbank, St Paul, The Monument, The Shard, les roof tops londoniens. L’expérience est ici différente – pas d’ascenseur mais une pente à 30 degrés à monter harnaché. Pas tout à fait de l’escalade, même si on est en rappel, mais bien plus amusant qu’un escalier !

Une petite vidéo de présentation et hop, on enfile veste et harnais. On ne pourra pas emmener son appareil photo, sauf s’il tient dans la petite poche zippée sur le côté – votre téléphone portable sera donc votre meilleur ami côté souvenirs et selfie. C’est parti – direction une première plateforme où votre harnais sera raccroché à un rail central. Devant vous s’ouvre un sentier couleur bleu électrique. La texture, au sol, est caoutchouteuse et rebondit légèrement, régulée de barettes à défaut de marche. Un peu comme de marcher sur un mini trampoline. Sans faire des sauts de kangourou, l’effet surprend. On part d’un grand éclat de rire. La pente s’avèrera un peu plus drue que prévue mais se fait sans souci – les enfants peuvent rejoindre l’aventure à partir de 10 ans. Fabuleux avec des ados.

L’ascension se fait doucement, à la file indienne, un peu comme une expédition. On arrive à une plateforme d’observation où l’on peut se détacher et admirer la vue tranquillement. Par beau temps, c’est idyllique, le soleil tape même assez fort (pensez à la crème solaire !), réfléchi par la toile blanche du dôme. La Tamise serpente vers le sud de Greenwich, Canary Wharf affiche ses tours spectulaires, on aperçoit The Orbit au loin, ainsi que The Thames Barrier. Contrairment au centre de Londres, le lieu n’est pas collé aux bâtiments : un vrai sentiment de liberté, comme si on était sur le pont d’un navire. Un spectacle à 360 degrés dont il est impossible de se lasser et les 20 minutes passeront comme des secondes…

On redescend de l’autre côté du toit, toujours sur un angle de 30 degrés – donc plus prudemment, plus doucement qu’on ne l’anticipait. Arrivé au sol, l’envie de remonter direct est très forte. On reviendra un de ces jours au crépuscule voir le soleil se coucher sur la ville ou même de nuit, admirer les lumières de la ville scintiller…

O2 roof – The Climb

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