Quelques heures à Paris

 

C’était un voyage express. Arrivée le lundi en début d’après-midi, rendez-vous chez Hachette pour rencontrer les équipes et fêter les 20 ans de l’édition Un grand week-end (dont j’ai révisé l’édition Londres 2017, les amis!), retour sur Londres le mardi matin. Pas de valise, juste un tote bag avec l’essentiel. Paris. Je t’avais un peu délaissée pour d’autres aventures – l’Islande, Helsinki, Tallinn, Bruxelles. Tu m’as manqué, tu sais, pourtant.

De Saint Pancras à la Gare du Nord, la transition me semble toujours un peu dure. D’un côté, une architecture victorienne d’inspiration gothique, des briques sculptées, des boutiques de luxe, de l’art contemporain, un bar à champagne, même. De l’autre côté, des teintes tristes, poussiéreuses, aucun relief. Je me demande souvent ce que pensent les voyageurs venant découvrir la ville des lumières en débarquant là…

Je ne m’attarde jamais, du coup, dans le quartier. J’ai tant de petites habitudes sur Paris que mes pas me ramènent vite vers le Marais, le Panthéon, le marché boulevard Raspail, les bords de Seine. Changement de cap, direction l’Hôtel Paradis, un boutique hôtel sympathique à 12 minutes de la Gare du Nord. Esprit vintage, effet nuage, voyage dans le temps.

Rue des Petites Ecuries, rue d’Hauteville, rue Paradis… Je retrouve un Paris d’antan, un côté années 70, des boutiques indépendantes qui réchauffent le cœur, des cafés qui donnent envie de venir tous les jours, d’avoir sa table, d’être reconnu par le serveur. De là, j’ai rejoint ces passages couverts que les touristes ne connaissent que trop peu – passage des panoramas, passage Jouffroy, passage Verdeau. La lumière y a une qualité plus douce, une teinte que Pantone n’arriverait pas à recréer, entre hier et aujourd’hui, entre gris et miel. Les échoppes s’y touchent, jouent au coude à coude. Ici des livres anciens, là du matériel de broderie, plus loin un magasin de jouets. Les guirlandes de Noel subsistent encore. Plus tard, en soirée, j’irai jusqu’au XXième, bavarder des heures durant dans le café Edith Piaf, grand comme un mouchoir de poche. On y boit des demis, des verres de vin, on danse sur du Pink Floyd, c’est le rendez-vous des habitants du quartier.

C’est ce Paris, un peu oublié, dont je suis retombée amoureuse. Pas celui des tendances ni des magazines, des salons de thé à la mode, des concept stores. Ce Paris plus effacé, ce Paris-village, avec ses petites cours, ses studios d’artistes, ses jardins qui rappellent la campagne.

Paris, nous allons nous revoir beaucoup, je crois, en 2017…

 

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2 Comments

  1. 19 Jan ’17 / 13:42

    Super article, on aime Paris

    • Chocoralie
      19 Jan ’17 / 20:35

      @Benoit Merci, du coup, Paris me manque en ce moment!

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