Beefeater’s London Tonic Series

 

 

Beefeater. L’un des London gins originaux. L’assemblage de genièvre et de 9 ingrédients botaniques : orange de Séville, zeste de citron, racine d’angélique, réglisse, amandes, racines d’iris qui infuseront 24 heures  pour donner à l’alcool plus de saveurs encore. Né dans la capitale en 1863, il y est toujours produit. A Chelsea au début, puis à Lambeth et depuis 1958 à Kennington.

Cet après-midi, je suis passée découvrir la première session de leur Tonic Series (toutes gratuites!), Gin & Sonnet. De la poésie dans une distillerie, c’était à tester! J’ai bien étudié Wordsworth, Keats, Shakespeare…  à l’université mais la beauté des mots fut vite effacée par la suranalyse de ceux-ci. Comme une envie de recommencer à zéro. A peine arrivé, le bar man distribue des G&T, avec tranche de citron et d’orange. Détendue, l’audience s’installe pour rencontrer Joshua Idehen – intriguée, mais avec un brin d’appréhension. Et si on s’ennuyait à mourir? Pourtant, tout commence sur des fous rires, une introduction à la vie de poète moderne, ses joies, ses défis, ses détours (le hip hop et des modules universitaires déjà blindés), des astuces si l’on se retrouve sur scène… Le tout avec un enthousiasme contagieux et un sens de l’humour décapant.

Intervalle, cocktail Oo-lalong Watch Tower, plus fort (Beefeater 24 London Dry Gin, vermouth et thé oolong). Ca réchauffe de l’intérieur! Retour à la poésie – un rythme fluide, proche du hip hop et du rap, sans prendre de respiration et pourtant chantant. On aimerait ralentir, rejouer, savourer les mots encore et encore, on prend note de chercher les textes en ligne. Comme son Ode au good-good, créée pour l’occasion. Ancien barman, Joshua se rappelle du surnom donné de son temps aux bouteilles les plus raffinées, une expression qu’aucun d’entre nous n’oubliera jamais. Suivra un touchant portrait de son père, avec son côté inquiet que nous avons tous rencontré, quelques phrases assassines répétées à l’infini, comme un DJ avec un vinyle. J’ai regretté de n’avoir pas emmenée ma fille : poésie + humour, quelle belle inspiration, quelle belle arme pour affronter la vie! Beefeater ajoutera 6 autres Tonic Session, une par mois jusqu’à une street party lors du Gin Day. La prochaine, GINgle bells, aura lieu le 03 décembre autour d’une leçon de mixologie spécial cocktails de Noel. Les places sont gratuites mais en nombre limité, réservez la vôtre ici.

J’en ai profité pour rejoindre l’un des tours. Le petit musée est une mine d’information sur l’histoire du gin : ce qui l’a rendu si populaire (bon marché, aucune spécification et donc produit sans soin ni qualité), si difficile à contrôler (force de police réduite, ne pouvant que contrôler les producteurs pas les consommateurs), son comeback à l’ère victorienne, comment le fondateur de Beefeater, James Burrough commença sa carrière comme pharmacien… Un guide explique ensuite le processus de distillation, les ingrédients. Le premier alambic de cuivre, celui de 1863, est toujours utilisé! Moins connue, leur édition spéciale, aux notes de verveine, n’est vendue qu’à la distillerie. Beau cadeau de Noel… ainsi que leurs Christmas crackers avec mini bouteilles de gin.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur la distillerie Beefeater

 

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