Pastiera à Rossopomodoro

 

 
Une petite envie de pizza, tiens. Nous poussons la porte de Rossopomodoro – déco bois et carreaux vernis, romarin sur les tables, impressionnant four à bois tout en briques dorées. Ici, l’équipe et les recettes sont de Naples, l’accent chante, on vous parlera des plats avec passion. Sur la recommandation du serveur, nous commandons donc, dans un premier temps de la mozzarella. Quelle beauté! Une belle texture laiteuse, un cœur crémeux fondant, plus intense, une évolution nette sur la palette de goût. Un filet d’huile d’olive, une feuille de basilic. L’accompagnent des bruchettas toastées garnies de tomates fraîches, juteuses. Finalement, il en faut peu pour être heureux. Il suffirait de vivre d’amour, d’eau fraîche… et de mozzarella.

Saviez-vous que si les galettes ont existé de tout temps, à travers le monde, il est dit que c’est à Naples qu’on les couronna dans un premier temps d’ingrédients? Que Raffaele Esposito y créa en 1843 la Margherita, en honneur à la reine Margherita de Savoy? Tomates, mozzarella et basilic étaient censés représenter les couleurs du drapeau italien. Impossible donc de ne pas commander cette iconique pizza, parfaite, généreuse en sauce. Pour un peu, on redemanderait au serveur de venir nous parler en italien, pour imaginer être là-bas. Nous craquons aussi pour la Salsiccia Friarelli, surprenante : base de mozzarella fumée, fines tranches de saucisses aux graines de fenouil et friarelli, une variété italienne de brocoli doux-amer. Si différente des saveurs habituelles, qu’on ne sait à la première bouchée qu’en penser. A la fin de la première part… on est déjà conquis.

Une autre surprise nous attendait au dessert. Oubliez-donc pour une fois tiramisu et gelato pour goûter à la pastiera, un délice napolitain de Pâques. La sirène Parthénope, symbole de la ville, venait ravir les habitants, chaque printemps de sa voix mélodieuse. Les habitants chargèrent sept jeunes filles de lui remettre en remerciement des offrandes symboliques : farine, ricotta, œufs, grains de blé, eau de fleur d’oranger, épices et sucre. La sirène remit les ingrédients aux Dieux qui a leur tour créèrent la Pastiera, un gâteau plus doux encore que la voix de la femme-poisson… La pâte brisée est très fine, le cœur très frais, moelleux, rappelle la crème pâtissière et se révèle riche en fruits confits. On a beau ne plus avoir faim, on en reprendrait bien une deuxième part… Cette spécialité de saison sera servie dans les trois adresses de Londres jusqu’à fin avril.
 
Rossopomodoro
 

Rossopomodoro restaurant napolitan pizza pastiera

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